Do 05 september 2019

Vertaalproject: Panorama in woorden


Audrey en Julia tijdens hun stage bij deBuren

Zomerstage

Als onderdeel van de zomercursus voor internationale studenten Nederlands die de Taalunie elk jaar op touw zet, organiseerde deBuren een tweedaagse stage rondom citybooks. De studenten Audrey Daras uit Brussel en Julia Torgyan uit Hongarije leerden het huis en het project kennen, vertaalden een literair fragment naar hun moedertaal (Frans en Hongaars). Audrey koos voor het gedicht Roeiers op de Aasee, het citybook van Erik Lindner over Münster. Lees hier de vertaling en haar persoonlijke inleiding.

Panorama in woorden

In het citybook van Erik Lindner, Roeiers op de Aasee, vormt een roeiwedstrijd op de Aasee in Münster de gelegenheid om het leven rond dit meer te schetsen.

Voor mijn vertaalopdracht heb ik een citybook over Münster gekozen omdat ik daar vijf maanden zal doorbrengen voor mijn Erasmusuitwisseling. Ik ken deze stad nog niet; een citybook erover vertalen lijkt mij dus de perfecte gelegenheid om Münster al een beetje te leren kennen. Ik heb specifiek dit gedicht gekozen omdat het een vertrouwd thema voor mij is. Mijn moeder roeit al twintig jaar en toen ik jonger was, ging ik op zondag altijd mee naar de roeivereniging. Daaraan heb ik alleen maar goede herinneringen.

Het gedicht Roeiers op de Aasee is zeer bijzonder omdat het niet om gecompliceerde en mooi geformuleerde zinnen gaat. Het gaat eerder om beelden die iemand zou zien, ’s avonds zittend aan de oever van de Aasee. De auteur probeert geen verbanden te leggen tussen die beelden, het is eerder een soort panorama: hij somt mensen, dieren en objecten op, in de volgorde waarin hij ze ziet. Het wordt zo nauwkeurig beschreven dat men het bijna zien kan, zonder daar geweest te zijn.

De schrijfstijl kan dus heel zakelijk lijken – het ene na het andere – als men zijn aandacht alleen op die opsommingen richt. Maar daartussen ontstaat ook een ander beeld, dat de tekst een persoonlijker tintje geeft: de intieme connectie van de auteur met het water; het water als bedreigend maar ook als reddend wezen. De mengeling tussen die twee registers, zakelijk maar ook bijna allegorisch, maken van de tekst van Erik Lindner een unieke creatie, een absolute aanrader.

Tijdens het vertaalproces gaat onvermijdelijk een deel van het ritme en van de spelingen verloren, ongeacht de aanpassingen die aangebracht worden. Ik hoop toch een bevredigende vertaling gerealiseerd te hebben, die het gedicht en zijn auteur tot eer strekt.

- Audrey Daras -

 

Lees hieronder de vertaling in het Frans.
Klik hier om de originele Nederlandse tekst te lezen en te beluisteren.


Rameurs sur l’Aasee


Des pontons qui courent jusqu’au milieu du lac
Des dossards et des montgolfières
Des ridules sur l’eau

Un rameur qui croise ses bras
Garde ses pelles à la surface de l’eau
Se penche en arrière et tire sur ses rames
Se penche en avant et pousse sur celles-ci

Le doux couinement des rames à travers les dames de nage
Le clapotement de l’eau

Des plantes qui se penchent au-dessus de l’eau
Se laissent emporter par le courant

Des éclaboussures d’ailes sur le lac
Le coassement de grenouilles dans le parc.

À quoi penses-tu lorsque tu te balades dans la rue ?
Ce à quoi je pense…

 

Un arbre se tient droit, garde sa marchandise en hauteur

La manière dont une grenouille coasse : d’abord une plainte molle
Puis un joyeux cri cliquetant

Les lanternes de l’autre côté
Un rameur dans l’obscurité

L’eau qui reflète la vue du quai

De l’eau invisible dans le noir
Du silence, car l’eau est le seul sol présent.

 

Tel un chiffon qui se plie en deux, un héron s’envole
Il étend ses ailes et plane dans les airs

Des vagues au bout du lac

Les cris de l’entraîneur
Les soupirs des rameurs

L’écho des haut-parleurs

Un hélicoptère disparaît derrière les arbres
Un chien lape bruyamment de l’eau dans une écuelle

Les clignotants d’un camion benne
Un néon au coin d’un appartement
Des piles de chaises dans l’herbe.

 

De l’eau que j’ai besoin de voir
Pour pouvoir m’y perdre

Des contours qui s’effacent
La frontière entre ondulations et surface plane

Des nuages blancs sur l’eau
Des cercles qui se propagent sur les vagues

Des muscles sous la peau
Le bois brut sous les paumes de main

La façon dont la surface de l’eau se courbe
Les traces de pneus dans l’herbe.

 

Quelle est cette mélodie que je chantonne à chaque fois
Dans laquelle je ne reconnais plus la chanson ?

Les coups synchronisés des pelles sur l’eau
Un foulque qui bat des ailes en atterrissant

Des arbres qui se penchent au-dessus de la rive
Et protègent le quai

Des poubelles oranges en rang sur l’herbe

La lumière au milieu du lac, les feuilles tremblantes
La surface ondulante

De l’eau qui se déplace sans destination précise.

 

De la fraîcheur sur les bras
Sur les deux joues, dans le cou

De l’eau qui réfléchit ma vue

Le peintre qui nous dupe
Avec ce que lui voit dans l’eau
Un ciel bleu-gris
Des ondes de surface tremblantes
L’autre côté est proche, le lac est un canal

Un bateau fait des tours
Sur toute la largeur du plan d’eau

Une pluie de poissons sautille au-dessus de la surface
Une souche d’arbre recouverte de mousse tangue

Le craquement du ponton
Le caquetage d’un canard

Du brouillard tel de l’ouate sur l’herbe
Dans le bois, les sirènes de la fête foraine.

 

Les cyclistes, le vacarme de la tondeuse électrique, la fille aux cheveux bleus, les blocs en béton, les balustrades, les espaces verts, les piscines publiques, les lapins, les bancs, les sculptures, les voitures parquées, les passages piétons, les bus, les signes sur les pierres tombales de travers, les parterres de fleurs, les archives, les bibliothèques, les auditoires, les balcons avec des chaises en plastique, les rampes en fer, les marches, les panneaux de signalisation, les promenades – mais que se passe-t-il sur les promenades, que fait-on d’autre qu’y passer – les informations historiques, les poteaux avec une bande de caoutchouc pour soutenir les jeunes arbres, les laisses pour chien, les ronds-points, les magasins, les pavés, les terrasses, les temps de mise en service sur les parcmètres, les échafaudages, les rénovations, les dalles – qu’y-a-t-il sous ces dalles, la terre est noire, poudreuse, granuleuse, collante, dure – les façades, des barrages avec des lampes de chantier, les maisons à colombages, les tonnelles, les rampes pour personnes en chaise roulante, les arbres têtards, les classes d’école, les clôtures, les boutiques de mode, les bacs à fleurs, les galeries, la pluie, les nuages, les poussettes, les arrêts de bus, les caisses en plastique, les panneaux stop trottoir, les containers, le soleil.

 

Des canards se baignent dans de l’herbe inondée

Une tour carrée entre les arbres
Une tour pointue qui en dépasse

De l’eau qui a l’air épaisse dans le crépuscule
Et qui s’agrandit à mes côtés, tel une marée noire
Les bois sombres en double exemplaire

De l’eau verte qui flanque le ponton
De la lumière orange sous le pont colore le lac en rouge
Des ridules brouillent le scintillement

Le trottoir sous eau
Les bruits de la ville au-dessus de la baignoire du lac.

Le rayon de lumière sur le chemin
Sort du bois, et rentre dans le jour

L’eau dont j’ai besoin
Pour me perdre

Les bateaux d’aviron sont à l’envers
Seize rames sur le chemin
Les canards à leurs côtés

Des joggeurs dans le noir

Le gris des nuages
Et le gris de l’eau
Et le gris de la pluie entre les deux

Le vent se lève
Lorsque l’orage est fini

 

L’éclairage public s’efface sous le reflet du soleil
Des oiseaux piaillent sur la rive

Une femme soulève son pull noir en laine
Et se gratte le ventre
Un homme en tenue de plongée démonte un ponton

Un chien au bout d’une longue laisse
Une femme avec un cœur sur son t-shirt

Un homme, une femme – huit rameurs gémissants

Des lampes dans les rosiers, qui lentement
Remplacent la lumière déclinante du ciel
Comme l’eau qui absorbe le trop-plein en moi

Le haut-parleur en-dessous du pont
Le câble juste au-dessus du fossé.

 

- Traduction: Audrey Daras, 2019 -

 

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