Jeu 28 novembre 2013

Nouvellement en ligne… citybooks Lisbonne

citybooks Lisbonne a pu prendre le départ cet automne. Dans l’attente des récits de Tim Etchells, Patricia Portela, Sus Van Elzen, José Maria Vieira Mendes et Dulce Maria Cardoso, nous sommes en mesure de vous présenter déjà les photos de Maria Fialho. Les résidences d’auteurs sont réparties sur les mois à venir.

tim etchells © Hugo GlendinningEn collaboration avec l’organisation partenaire Alkantara, l’édition citybooks de la cité portuaire portugaise prend forme. Alkantara se consacre aux arts de la scène contemporains et trois des auteurs participants ont des liens étroits avec l’univers du théâtre. Outre ses activités d’écrivain et d’artiste, le Britannique Tim Etchells dirige la compagnie théâtrale d’avant-garde de réputation mondiale Forced Entertainment de Sheffield. Patricia Portela donne des performances et s’active au cinéma tout en dirigeant sa propre compagnie Prado. José Maria Vieira Mendes écrit des pièces de théâtre et traduit des textes dramatiques, e.a. de Beckett, Pinter, Brecht et Fassbinder. Le quintette est complété par le journaliste belge Sus Van Elzen et la célèbre femme écrivain portugaise dulce maria cardosoDulce Maria Cardoso. Au cours des mois à venir, leurs citybooks inspirés de Lisbonne seront publiés en ligne sous forme de texte, livre numérique et podcast. En outre des versions en néerlandais, anglais et français, ils seront également publiés en portugais.

 

Regarder les gens être

© maria fialhoAu cours de ses années d’études, Maria Fialho allait se balader du côté du Tage à Lisbonne pour trouver un peu de calme et de l’énergie. ‘Regarder le Tage, la circulation des bacs entre les deux rives, qui transportent les navetteurs travaillant à Lisbonne et habitant sur l’autre rive, me donnait le courage et la certitude qu’un jour je partirais aussi pour d’autres rivages.’ À la demande de citybooks, elle est retournée à Lisbonne avec en tête une phrase de Fernando Pessoa : “Não é por nada que olho: é que eu gosto de ver as pessoas sendo” (‘Je ne regarde pas pour rien, j’aime voir être les gens’). Car, disait-elle, regarder être les gens l’aidait à imaginer ce qu’elle aimerait être finalement elle-même.

© maria fialho

La ville de ses souvenirs s’est métamorphosée depuis en une ville plus cosmopolite et tolérante qui a enfin réussi un début d’intégration des différentes communautés ethniques. Installés depuis longtemps dans les faubourgs de Lisbonne, des Africains et des Brésiliens travaillent aujourd’hui de concert avec d’autres Lisbonnais et sortent tous ensemble dans les rues et les ruelles de Madragoa, Bairro Alto ou Cais do Sodré, ‘dans une ambiance de liesse et de vitalité assez loin, pour moi, de l’ambiance d’antan, saturée de saudade, de nostalgie et de fado.’

 

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