Mar 26 novembre 2013

Des étudiants anglais traduisent un citybook sur Gand.

Des étudiants en langue néerlandaise des universités de Sheffield, Nottingham et du University College Londen, réaliseront à l’automne 2013 la traduction en anglais de La fanfare qui dévora un éléphant L’initiative en revient à la toujours enthousiaste Henriette Louwerse, rattachée à l’Université de Sheffield et coordinatrice du projet citybooks à Sheffield. Elle nous raconte plus sur ce projet.

© henriette louwerse

 

« le long de rues gibbeuses racle mon existence ». Des étudiants anglais traduisent un citybook sur Gand.

Trente-quatre étudiants en langue néerlandaise de trois universités (Sheffield, Nottingham et UCL) se penchent ces jours-ci sur le texte du citybook de Wim Brands sur Gand. En étroite collaboration avec le traducteur professionnel Jonathan Reeder, les étudiants travaillent sur la traduction en anglais de La fanfare qui dévora un éléphant.

 


Video © Henriette Louwerse

Pour la plupart des étudiants, ce projet constitue la première confrontation avec la traduction littéraire. Les textes citybooks s’y prêtent merveilleusement : inspirés par la spécificité d’un lieu, les textes n’en appellent pas seulement aux qualités littéraires du traducteur mais ils les poussent aussi à se plonger dans les circonstances locales et à trouver des solutions pour les différences culturelles et pratiques. Comment traduire, par exemple, ‘naambordje’ (= plaquette portant le nom de famille) alors que l’Angleterre ne connaît pas cette coutume de visser le nom de famille sur la porte d’entrée ? Et faut-il traduire textuellement ‘je draagt je strop fier’ (tu portes fièrement ta corde au cou) même si on présume que le lecteur étranger en ignore toute la connotation historique et culturelle ?

© henriette louwerseD’abord, les étudiants écrivent chacun la traduction d’une partie du texte. En phase deux, ils comparent et discutent en petits groupes des différences entre les traductions individuelles. Finalement, ils se retrouvent tous virtuellement pour une vidéoconférence pour y commenter et résoudre tous les problèmes de traduction. Le résultat sera publié sur le site citybooks.eu au début de 2014.

(Henriette Louwerse, University of Sheffield / coordinator citybooks Sheffield)


© henriette louwerseC’est la troisième fois qu’un citybook sera traduit en anglais dans le cadre d’un tel projet puisqu’il y a eu auparavant les citybooks d’Abdelkader Benali, Statue d’un guerrier en armes à cheval et de Bouke Billiet, Fille de jadis.

 

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