Ven 22 août 2014

Carnets du souterrain #28 : Mons-Bokrijk, via Bruxelles

La traduction française du citybook Bokrijk : région du souffle de Atte Jongstra sur Hasselt et Genk, a été réalisée par les étudiants de l’Université de Mons. Kevin Mertens et Arnaud Stamp, étudiants à la Faculté de Traduction et d’Interprétation de l’Université de Mons nous racontent plus sur ce projet.


Mons-Bokrijk, via Bruxelles


Premier trimestre de l’année scolaire 2013-2014. Pour sortir du cadre du cours, où nous traduisons entre nous, notre professeur nous propose de traduire un « vrai » texte, qui serait lu par un « vrai » public. Que répondre d’autre que oui à la possibilité de voir notre travail finir autre part que bien rangé dans une farde portant l’étiquette « traduction littéraire, néerlandais-français », sur l’étagère au-dessus du bureau ?

Les contacts sont pris et, quelque temps plus tard, nous recevons avec enthousiasme le texte d’Atte Jongstra qui relate son séjour dans le Limbourg. Aucun d’entre nous n’est originaire de cette région, et la découverte de l’auteur sera aussi la nôtre. Première lecture, premières impressions, et division du texte entre différents groupes, parce que si deux (ou trois) têtes valent mieux qu’une, une hydre à quinze têtes doit avoir du mal à trancher lorsqu’il faut prendre une décision.


Hasselt, Genk
et (n’oublions pas !) Bokrijk se dévoilent peu à peu devant nous, des doutes et interrogations surgissent à chaque coin de rue, et les questions fusent d’un groupe à l’autre : « Les Sœurs Noires, vous leur avez mis une majuscule ? », « Quelqu’un sait s’il y a un creux au milieu de Genk ? », « Une cafeteria, un café, un salon de thé… au fond c’est quoi la différence ? », « Il étudie la géopneumonoquoi ? ».

Un joyeux bazar. Heureusement, nous fûmes aidés dans notre périple par l’avis éclairé de notre professeur, les astuces judicieuses de Robert et de la Toile, mais surtout par la traduction réalisée par Daniel Cunin des précédentes aventures géopneumonologiques de Gustav Joseph à Venise, où la mort vient d’en bas.

 

Dr. Gustav Joseph in Bokrijk

Quelques semaines passent, et la première mouture de notre texte est ficelée. Nous ne sommes pas mécontents, cela ressemble déjà à quelque chose de bien. Mais une traduction sans révision, c’est un peu comme de la néoscience : cela fait sérieux, mais seuls ceux qui y croient n’en voient pas les défauts. On passe donc dans le jardin du voisin et, l’herbe n’étant jamais plus verte que lorsqu’on la coupe soi-même, nous annotons, corrigeons et commentons les traductions des autres. L’ambiance est sympa dans notre groupe, composé majoritairement d’élèves de première master, et s’il arrive que nous ne soyons pas d’accord sur la forme à donner à une phrase, elle passe entre les mains des étudiants de deuxième, puis dans celles, expertes, de notre professeur.

Début mai, notre travail arrive à son terme, et nous sommes heureux d’avoir pu apporter notre pierre à l’édifice. Il ne nous reste plus qu’à remercier Atte Jongstra d'avoir partagé son expérience limbourgeoise, ainsi que Carola Henn et deBuren, de nous avoir donné la possibilité de la traduire.

Mais aussi, peut-être, organiserons-nous un voyage à l’autre bout de notre petit pays, pour aller voir si les vents d’Hasselt et de Genk se disputent encore les nuages de Bokrijk.

 

Kevin Mertens et Arnaud Stamp (étudiants à la Faculté de Traduction et d’Interprétation de l’Université de Mons)


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