Mer 28 mars 2012

Carnets du souterrain #13

© marianne hommersomSait-on suffisamment que tous les citybooks ne sont pas seulement disponibles sous forme de texte et de livre numérique mais aussi en version audio ? La version originale est lue par l’auteur même, les traductions par des acteurs. Glissons-nous aujourd’hui un instant dans les coulisses du studio pour voir comment s’en sont tirés Ester Naomi Perquin, Jeroen van Rooij et Erik Lindner lors de leur récente session d’enregistrement à Utrecht.


Ester Naomi Perquin : © marianne hommersom« Je m’étais couchée très tard la veille de l’enregistrement. La Journée de la Poésie a en effet souvent tendance à se c onclure par une beuverie très poétique. La journée se termina donc dans un café d’Utrecht où on but un dernier. Et un autre dernier. Et le tout dernier dernier. On discuta d’anciennes séries télévisées et de femmes qui prennent des bibliothèques pour des personnalités. Quand je rejoignis enfin mon lit d’hôtel, l’heure du petit déjeuner s’annonçait déjà. Ce fut sans doute une des raisons pour lesquelles je ne fus pas aussi satisfaite du déroulement de l’enregistrement que je ne l’aurais souhaité, même si un simple verre d’eau se révéla presque miraculeux. Tout en lisant, je sentis une pointe de nostalgie se frayer un chemin dans ma tête. J’ai cru comprendre que Bucarest est sous la neige en ce moment. »

Écoutez ici Boekarest – Een eenpersoonsreisadvies .


© marianne hommersomJeroen van Rooij : « Dans Labyrinten (Labyrinthes), mon citybook sur Chartres, j’évoque la toile 1965 / 1 – ∞ de Roman Opalka. Si j’avais songé un instant que je devrais lire moi-même mon texte à haute voix, j’aurais imaginé une solution intelligente pour les titres de l’œuvre que je cite. Au Centre Pompidou se trouvent trois détails de 1965 / 1 – ∞, avec les titres impossibles à prononcer 3,307,544 – 3,324,387, 3,324,388 – 3,339,185 et 3,339,186 – 3,353,469. J’ai finalement réussi à déclamer sans faute et sans trébucher ces satanées séries de nombres. Mais le nombre de tentatives dont j’ai eu besoin donnerait un joli titre pour une nouvelle toile d’Opalka. »

Écoutez ici Labyrinten.


© marianne hommersom© marianne hommersomDe son côté, il n’a fallu à Erik Lindner que le temps record de sept minutes et deux secondes pour lire à haute voix ses dix poèmes sur Charleroi. Les photos ci-jointes témoignent de son exploit.

Écoutez ici Charleroi. 10 gedichten.

 

 

Ingénieur du son chez KlankTank, Aart de Jong veille à ce que tout se déroule le mieux possible lors de l’enregistrement avant d’attaquer lui-même la bande sonore pour en sortir d’éventuels lapsus et perfectionner la qualité sonore.

Le résultat de son travail est d’ailleurs déjà en ligne : sur www.city-books.eu ou par iTunes, il est possible d’écouter ou de télécharger gratuitement les textes en version audio d’Ester Naomi Perquin, de Jeroen van Rooij et d’Erik Lindner.


© marianne hommersom
Photos © Marianne Hommersom

 

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